Soutien scolaire Paris

thierry prof de maths ParisBonjour à tous ! Voici l’interview de Thierry Planterose, professeur particulier très expérimenté à Paris même, et plus précisément entre les 13ème, le 14ème et le 5ème arrondissements.

Il aide principalement des collégiens et des lycéens de cette zone parisienne. Vous pouvez lire son interview ci-dessous, et si vous souhaitez le contacter, entrez en contact avec lui en cliquant directement ici.

Bonjour Thierry, pourrais-tu te présenter en quelques mots (nom, âge, ville, parcours, passions, exploits personnels 😉 … ) ?

Je m’appelle Thierry Planterose depuis que je suis né il y a une quarantaine d’années. J’habite à Paris depuis toujours – ou presque. J’ai décroché en 1994 par erreur un diplôme d’ingénieur de l’UTC, école que mes élèves ne connaissent pas mais que je vois aujourd’hui régulièrement dans les palmarès des meilleures écoles d’ingénieur françaises. Je dis « par erreur » car je ne me suis jamais intéressé à ce métier et je ne l’ai jamais exercé en dehors des stages.

Après mon diplôme je me suis épris de liberté. J’ai voulu faire photographe et j’ai beaucoup voyagé. J’ai séjourné environ deux ans en Inde dans le cadre d’une étude ethnographique en compagnie de celle qui allait devenir mon épouse. Bref tout cela peut se résumer en un parcours chaotique qui m’a donné une expérience personnelle riche et originale.

Aujourd’hui, j’ai deux enfants et je vis et fais vivre ma famille de mon métier de professeur particulier de mathématiques, métier que j’exerce avec passion en dehors de toute autre. Mon métier m’a amené à créer le site internet Math foru’ qui occupe le peu de temps libre qu’il me reste.

Pas d’exploits personnels notables, si ce n’est celui d’avoir réussi à survivre jusqu’à présent dans la jungle contemporaine en ayant une famille que j’aime et un métier que j’exerce sans sentiment de contrainte. Si un devin avait dit au jeune homme effrayé que j’étais que j’y parviendrai, je ne l’aurais pas cru. Quand j’ai très envie de craner je parle de mon site Math foru’ et de son Math Annuaire qui accueille plusieurs milliers de visiteurs chaque jour et aide de nombreux élèves à comprendre les mathématiques.

Pourrais-tu présenter ton activité en quelques mots ?

J’exerce à Paris entre les 13èmes, 14ème et 5ème arrondissement (voir la carte ici) dans un rayon d’environ 2 km autour de chez moi. En 2012 cela fera 10 ans que j’ai commencé à donner des cours de manière professionnelle. J’en avais déjà donné quand j’étais étudiant, mais l’investissement et l’aide que l’on est capable d’apporter n’est pas comparable. Alors que je me trouvais au chômage, j’ai commencé cette activité « pour voir » et sans savoir que cela allait demeurer mon métier pour de nombreuses années, moi qui avait l’habitude de changer de job tous les 18 mois depuis que j’étais sur le marché du travail.

Si on dépasse la difficulté des maths et de la transmission aux élèves, ce que doit savoir faire un prof particulier qui souhaite travailler est de se faire connaître. Une des difficultés de ce métier est de pouvoir travailler suffisamment pendant les 10 mois d’année scolaire. Pour cela je me suis de bonne heure intéressé à internet en ouvrant mon premier site Thierry . le prof qui n’a guère changé depuis cette époque (je réserve mes améliorations et mises à jours à Math foru’ – hélas on ne peut pas être partout !). D’après Arnaud Glorion, il semble que j’ai été un précurseur en ce domaine puisqu’il n’a pas réussi à trouver un site de prof particulier plus ancien que le mien.

Je m’occupe des lycéens, collégiens et parfois d’élèves du supérieur du moment qu’ils ne sont pas en prépa scientifique. Il me sera difficile de décrire une séance de cours particulier car comme son nom l’indique il s’agit de travailler de manière personnalisée avec l’élève. Mes élèves ayant des besoins et des attentes différentes, mes cours s’adaptent en fonction d’eux.

En principe, on commence par des rappels théoriques, assortis d’exemples, puis on met en pratique par des exercices dont le niveau varie en fonction des capacités d’abstraction de l’élève. En général, d’abord des exercices d’application directe suivis d’exercices plus élaborés. Bref, que du grand classique qu’on apprenait aux futurs enseignants du temps où ils étaient vraiment formés : je n’ai rien inventé.

À mon avis ce qui différencie un bon cours particulier d’un mauvais quand on applique les principes pédagogiques de base, c’est surtout l’attention que l’on est capable d’apporter à l’élève et le pousser à « sortir de soi-même » pour faire mieux, encore mieux qu’il pensait être capable de le faire.

Si un élève est vraiment motivé, je peux encore profiter des moyens de communication modernes pour continuer à le harceler après notre cours : des SMS pour le pousser à se mettre au travail avant son contrôle, l’e-mail pour qu’il m’envoie les exercices que je lui ai proposé de faire, etc. Mais je rassure mes éventuels futurs élèves : seuls ceux qui acceptent de se faire harceler par moi le sont ! Je ne peux avoir cette intimité avec tous mes élèves.

En général les exercices du livre scolaire me suffisent. Mais la plupart du temps, je conçois moi-même les exercices pendant que mes élèves travaillent. Je les fais en fonction de leurs besoins. À l’approche des examens (bac, brevet, etc), je leur fais acheter des annales avec lesquelles nous nous entraînons à ce qui les attend. Je recommande le paiement par CESU qui permet aux parents de réduire les coûts et à moi de m’acquitter des cotisations nécessaires.

Et enfin, pour les élèves qui nous écoutent, lors de ta pratique : quelle serait Ta spécialité, ta matière ou même chapitre de prédilection, ou tes astuces préférées lors d’une heure de soutien ?

J’aime bien faire apprendre le cercle trigonométrique. J’essaye de faire parler les fractions et les nombres pour les aider à le retenir. J’explique à mes élèves la nécessité de se représenter le cercle dans leur tête ou sur un schéma dès lors qu’une question trigonométrique est posée.

Après leur avoir expliqué, je leur demande de l’apprendre immédiatement. Après quoi je les interroge sur les  sinus et cosinus de tous les angles remarquables. Je mets la pression : « depuis que je suis prof, seulement quatre élèves ont su remplir le tableau sans aucune erreur » et je donne le nom de ces quatre élèves « Veux-tu être le cinquième ? ». Par la suite, ils pourront considérer qu’ils n’ont plus le droit de se tromper sur le cercle trigonométrique. Cela fonctionne plutôt bien : ce n’est pas si difficile que ça après tout.

Je ne peux solliciter les élèves à travailler que ceux qui acceptent que je leur mette la pression. Rien ne sert de presser un élève qui ne le supporte pas. Si l’élève joue le jeu, en échange je me montre dévoué, disponible même en dehors des cours, pour répondre aux questions, envoyer des exercices, les corriger, trouver un créneau horaire la veille de leur contrôle. Les élèves motivés me  motivent et je les motive !

Je regarde leurs contrôles pour détecter ce qui a été bien ou pas. S’il s’avère qu’un élément du cours ou une méthode déjà vue plusieurs fois n’a pas été sue, ils doivent en  assumer la responsabilité. Je ne réprimande pas mes élèves mais je ne leur permets pas de se mentir. Il n’y a pas de « bosse des maths » ou de « logique des maths ». Il y a des élèves qui apprennent ou qui n’apprennent pas et des élèves qui sont capables de retenir plus ou moins longtemps selon leur intérêt pour la matière. Tous les élèves sont capables de comprendre le cours dès lors qu’ils  m’ont comme prof particulier, ou alors c’est que je ne sers à rien. Je ne leur permets pas de confondre « ne pas comprendre » et « oublier ». Par contre quand ils admettent avoir oublié, c’est mon rôle de leur réexpliquer.

Je ne prétends pas être capable de m’accorder avec 100% de mes élèves : cela me paraît illusoire. Par contre mon travail consiste à faire le maximum d’efforts pour que ça colle entre nous et le taux de 100% est pratiquement atteint finalement …

2 Comments

  • Arnaud

    Reply Reply 4 mars 2011

    Tiens, on parle de moi ?
    Merci beaucoup pour le lien ; bonne continuation à vous deux.

    • Romain

      Reply Reply 4 mars 2011

      Tiens,
      En voilà un qui connaît Google Alert 😉

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